Lulu's Planet

21nov 2010

Santiago

SantiagoDix-sept heures de vol. C'est le tarif pour larguer la capitale britannique et débarquer en terre chilienne, à l'aéroport de Santiago. Une heure après avoir lâché la mare de taxis et attrapé un bus pour le centre-ville, j'ai posé mon sac dans une auberge du barrio brasil et remis la main sur Aoife, fraîchement arrivée de Valparaiso. Plutôt que de s'éterniser dans les parages, on a rapidement fourré les sacs dans un casier et mis le cap sur Bellavista, le quartier bohème de la capitale. On en a profité pour retrouver Andrea et s'attaquer à la Chascona, la barraque dézinguée de Pablo Neruda. Si Pablo avait pas le pied marin, il avait pour sûr la passion des rafiots. Résultat des courses, une bicoque à mi-chemin entre le chalutier et le bungalow quinze pièces. Une façon de voyager qui a tôt fait de nous rappeler qu'on devait aussi se dégoter un vol pour Puerto Montt, quelques centaines de kilomètres plus au sud. Le cours des billets étant aussi instable que le sous-sol, on s'est rabattus sur un bus pour Pucon avant de rentrer à l'auberge pour un barbecue monstre. Toujours sympa comparé aux plateaux Air France du déjeuner...

Santiago

Santiago

Santiago

Santiago

Le lendemain, on s'est mis en route vers le centre-ville et le mercado central histoire de s'enfiler un plateau de fruits de mer de derrière les fagots. Un plan parfait si les rabatteurs prenaient congé de temps en temps. Au lieu de ça, le harcèlement est tel qu'on a fini par mettre les voiles, plus degoûtés qu'autre chose. C'est donc pizza en main qu'on est partis vers le parc municipal et son petit promontoire, histoire de profiter de la vue sur les Andes. Les fruits de mer, on se les est finalement gardés pour la soirée, dans un petit resto du quartier de Providencia. Le tout sur un verre de pisco sour, la boisson nationale. Une mixture à base de liqueur de raisin, de jus citron et de blanc d'œuf. A boire rapido pour pas faire de jaloux...

Santiago

Santiago

Santiago

04oct 2010

Nusa Dua

Nusa DuaDans la série des trucs qui changent pas, il y a les bons vieux pilotes de coucous décrêpis. Immanquablement un ex-gars de l'armée russe, voire soviétique dans les coins sacrément paumés. L'idée de base est qu'un type qui pose un Tupolev sur la banquise peut poser n'importe quoi. Ca tombait plutôt bien, Vietnam Airlines nous avait dégoté un Fokker de derrière les fagots pour nous ramener à Saigon. Une dernière virée en ville avant de mettre les voiles vers l'Indonésie...

Nusa Dua

Nusa Dua

J'ai remis la main sur Greg dans un hôtel de Nusa Dua, au bout de la péninsule du sud de Bali. Cinq jours de conf' aux frais de la princesse, l'occasion rêvée de se poser après une semaine sur les plateaux vietnamiens. Manque de pot, la faune scientifique est du genre casanière et sorti d'un mojito au bord de la piscine, point de salut. On a donc profité d'un mardi au programme particulièrement barbant pour filer à l'anglaise. To take French leave pour les bilingues. Direction Pura Luhur, un temple à flanc de falaise et colonisé par une division de macaques sacrément chapardeurs. Sarong noué autour de la taille, on est partis à l'assaut des bouts de chemin en bordure de précipice. Pas tant que l'envie de traîner ait fait défaut, mais le soleil est du genre couche-tôt du côté de l'équateur. Pour un temple majeur on a vu mieux, mais c'est pas mécontents d'avoir coupé à quatre heures de magouille génétique qu'on s'est finalement remis en route vers l'hôtel...

Nusa Dua

Nusa Dua

Heureusement pour nous il restait encore deux-trois irréductibles dans l'assistance. Stefano bosse pour Ferrero, et après une heure de débat sur les milliards investis dans le non développement d'une ouverture facile sur les pots de Nutella, on s'est mis en route pour Kuta, paradis des surfeurs et des backpackers. Bien fait de sortir le tee-shirt et la paire de tongs, les nuits sont plutôt chaudes sur la côte ouest. Difficile de faire plus occidental par contre: entre les barils de Foster's et les boutiques Billabong, il y a bien longtemps que la vague hippie a laissé place aux packages touristiques. En fouinant bien, on s'est quand même dégotés un petit resto sympa. L'occasion de faire le plein de satay (des petites brochettes marinées dans une sauce aux cacahuètes) avant de refaire les sacs pour le lendemain et la visite des plantations au centre de l'île...

Nusa Dua

Nusa Dua

30sep 2010

Gia Nghia

Buôn Ma ThuộtPourrir la bagnole avec des durians ça va cinq minutes, le tout c'est de pas oublier qu'on est là pour déterminer la production de café. Le gouvernement fournit les chiffres pour la surface cultivée, reste donc plus qu'à estimer le tonnage à l'hectare. Et pour ça on a une méthode béton: crapahuter trois semaines sur les hauts plateaux. Stats obligent, c'est dans les 400 plantations qu'il va falloir visiter. On pourrait compter les cerises sur les arbres, mais là franchement on serait pas couchés. Alors à la place, on va estimer ça a vue d'œil, méthode hautement scientifique s'il en est. Pour être sûr de pas se planter, on vérifie les résultats une ou deux fois par jour. Rien de bien compliqué, suffit de se mettre dans les bottes d'un planteur et commencer la récolte. Si tout va bien, le volume estimé correspond au volume récolté...

Buôn Ma Thuột

Buôn Ma Thuột

Buôn Ma Thuột

Evidemment, on ne va pas se farcir toute la plantation. Un arbre suffit largement pour tout vérifier, et vu le cagnard qui tape dès 10 heures du matin, l'idée de base est surtout d'éviter les heures sup. Pour récolter du café il vous faut donc: un caféier, deux-trois bâches standard, des gants, un grand seau et un sac de jute. Les bâches, c'est parce qu'on récolte à la hussarde en flanquant tout par terre. Si on voulait seulement les fruits mûrs, faudrait sortir les petits paniers. Une fois les cerises au sol, reste à enlever les feuilles et à fourrer le tout dans un sac. Direction la balance, histoire de savoir qui s'était planté...

Buôn Ma Thuột

Buôn Ma Thuột

Au passage, on sort les couteaux pour un petit test de coupe. Dans chaque cerise, on trouve généralement deux grains de café. Parfois un, parfois trois. Si la lame passe au travers, il reste quelques semaines avant la recolte. Peu importe le résultat, on paie le café ramassé aux planteurs et on leur laisse le sac. S'il est mûr il le revendront, si non ils ont au moins économisé la main d'œuvre. Nous, on a nos stats. Gagnant-gagnant.

Buôn Ma Thuột

Buôn Ma Thuột

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